Partager l'article ! LES LASCARS GAYS, TRES GAIS: Ils font partie des meilleurs, des piliers de l’émission « On ne demande qu’à en rire » ...
Ils font partie des meilleurs, des piliers de l’émission « On ne demande qu’à en rire » de Ruquier, à 18h sur France 2. Un public très large a été séduit par ces deux lascars. Pourtant,
qui s’attendait à pareil succès quand on a vu débarquer pour la première fois sur le petit écran, Steeve et Ryan ? Casquette de côté, caleçon apparent sous un jean troué, veste de
survêtement, des gestes hip-hop…Mais que va t-on nous proposer de nouveau avec des d’jeuns des banlieues ?
Et bien justement, les lascars gays créent la surprise à chaque apparition. Un superbe sens de la répartie et un humour irrésistible que l’on retrouve aussi sur la scène du Théâtre Clavel dans le
XIX eme. « Bang Bang » fait mouche. Les sketches à la télé semblent légers et joyeux : 5 minutes de délire sous fond d’actualité. Mais sur la scène du Théâtre,
après plus d’une heure de spectacle, on réalise à quel point ce rire-là est profond et a du métier. Belle performance d’acteurs déjà. Et joli travail du metteur en scène, le « troisième
lascar, l’homme de l’ombre qui porte un chapeau », dixit les Lascars. Luc Sonzogni gère la nonchalance ou encore la belle énergie de ces deux penseurs, orchestrant joliment leurs faits
et gestes et même leurs rêveries. Spectacle décalé, déjanté, chorégraphié, qui donne à voir et à entendre. Ne pas les prendre pour des benêts. Ils se doivent pour plus de crédibilité de
nous servir un peu d’argot et des « va z-y », des « bâtards » , des « lol », mais preuve d’une grande mobilité intellectuelle, ils jonglent en permanence avec les
mots, et des beaux, ceux qui
résonnent encore en nous. Ils passent avec agilité d’un registre de langue à l’autre et de 7 à 77 ans le public capte tout de leur détresse, mais sans drame, quand ils s’effondrent sur leur
banc, et de leur joie, sans retenue, quand ils dansent tout autour…banc témoin encore de leurs secrets, sont gays, faut pas oublier, et dans leur cité, ce n’est pas gagné. Steeve et
Ryan conversent, se consolent, se réconfortent ou s’affrontent gaiement et se réconcilient avec un bisou donné à la fois avec pudeur et ténacité.
Ils disent vrai, font tomber les clichés en trouvant des mots justes sur la politique, l’exclusion, la religion, la sexualité et bien d’autres sujets, adaptant leur envie de
nouveautés sur scène en fonction de l’actualité. Et s’ils ne demandent qu’à en rire, on les suit, et on les suivra longtemps encore à n’en point douter.
Pétra Wauters
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||