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Dépêchez vous, c’est réellement une grande exposition qui est  consacrée au peintre Néerlandais, Piet Mondrian jusqu'au 21 mars 2011.
Une toute première rétrospective en France, bien faite dans son parcours,  qui permet au public de voir pourquoi, comment et avec qui, Mondrian à suivi cette route qui le mènera à l’abstraction géométrique, ce style si particulier, parfois décrié, mais qui incontestablement à fait sa notoriété et marqué l’histoire de l’art du XXé siècle.

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Pommier en fleurs Piet Mondrian, huile sur toile - Evolution de la figure de l'arbre, un de ses thèmes de prédilection

Le père de l'abstraction géométrique est exposé avec le mouvement d'avant-garde De Stijl. Ce groupe, qui a existé de 1917 à 1931, s’est intéressé à la recherche de l’harmonie universelle. On trouve aux côtés de  Piet Mondrian, Theo Van Doesburg et Gerrit Rietveld,  et aussi Bart Van der Leck,  pour n’en citer que quelques-uns. Faire tomber les frontières entre les différentes disciplines artistiques, pour organiser un monde géométrique où la couleur crée l’espace.  C’est ainsi qu’on suit cette trajectoire à travers la  peinture, la sculpture, l’architecture, le mobilier, le graphisme, et même l’urbanisme. On comprend encore combien le mouvement De Stijl est important en matière d’architecture et de design.
On s’attarde du reste dans ces salles consacrées à ces disciplines et dans l’atelier de l’artiste, 26, rue du Départ à Montparnasse, traité comme un tableau, comme un espace d'art joliment  récréé pour l’exposition. C’est inévitable dans une si grande exposition, on accélère un peu le pas devant les compositions aux innombrables variations. Elles sont présentées en série, ce qui est à la fois intéressant, instructif car la démarche s’éclaire, mais les toiles peuvent aussi y un peu perdre de leur pouvoir évocateur. Difficile de les voir de façon plus approfondi, il nous  faut choisir, à moins d’y passer la journée entière. D’aucuns pourront penser que l’œuvre de Piet Mondrian est d’une telle rigueur méthodique, qu’il est difficile de « ressentir »…  Il est bien évident que cet art-là est difficile, et l’on sourit, quand trop souvent autour de nous on entend dire : « C’est facile ! ». Reproduire des lignes, sans doute, mais la démarche de ses rapports entre elles, cette recherche plastique qui tend vers une certaine perfection, est admirable. Surprenant que l’œuvre de Mondrian et du mouvement De Stijl,  paraît encore  si novatrice et parfois encore dérangeante alors qu’elle est presque centenaire !
L’émotion, car on peut parler d’émotion quand l’on s’intéresse, vient aussi dans ce plaisir de voir l’évolution et la diversité de la peinture de Mondrian, sa trajectoire artistique et humaine. Car pour mettre en place sa théologie du néoplasticisme, il faudra quelques années ! On le suit, dans sa période figurative qui rend hommage aux paysages hollandais, puis dans celle de l’expressionnisme, le fauvisme, le cubisme figuratif puis le cubisme abstrait, qui explore les rapports entre formes et espace, on le suit encore dans ses recherches qui en découlent, logiquement, sur la géométrie et les motifs,  jusqu’au « mouvement de Stijl et le néoplasticisme, et l’on comprend qu’il est long et semé de questions ce chemin qui le mène à l’abstraction. C’est magique.



Centre Pompidou
75191 Paris cedex 04
téléphone
00 33 (0)1 44 78 12 33
métro
Hôtel de Ville, Rambuteau
Horaires
Exposition ouverte
tous les jours de 11h à 21h,
sauf le mardi
nocturne le jeudi jusqu’à 23h

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