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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 18:32
par l'Association Vivre et l'Ecrire en Yvelines
PATRON Sylviane
Vivre et l’Ecrire en Yvelines

arche-esperance.jpg Jouer : le Maître Mot de ces ateliers. En toute convivialité, chacun pourra provoquer L’IMAGINAIRE, découvrir, développer, créer, à partir des mots et des couleurs, auprès d’une animatrice d’atelier d’écriture et d’une artiste peintre.

Deux stages possibles : les 6 février et 12 juin 2010, de 15 à 17 h
Sur la Péniche l’Arche l’Espérance, 69 quai Auguste Roy à Triel-sur-Seine
Places limitées. Public : adolescents et adultes. Participation : 10 euros par atelier.


Contacts et inscriptions : Mmes Patron Sylviane : 01 39 74 64 38 et Wauters Pétra : 06 86 08 53 49

vively@orange.fr ;



Nombreux sont ceux qui confessent leur frilosité devant l’écriture " Je ne sais pas écrire" disent ils, et pourtant ils découvrent qu’écrire n’est pas un savoir faire mais un savoir révéler. Il faut en effet oser !

Dans cet atelier, Il ne s'agit pas d'apprendre à écrire, mais d'inciter à le faire, d'encourager, de stimuler l'écriture, sortir ce qui est en vous. Pour ce qui est des images à associer, aquarelles ou techniques mixtes, idem, il faut se lancer. Comment mettre en valeur vos mots ? Et là commence l'aventure dans le plaisir d'écrire et de partager des atmosphères, des émotions...Vous pouvez aussi choisir de ne pas partager et d'écrire pour vous.


Voici pour l'essentiel ce qui est proposé dans cet atelier d'écriture et mise en couleurs.
Par Vivre et l’Ecrire en Yvelines - Publié dans : on a aimé
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 20:01
raoul.jpg«  Raoul » le nouveau spectacle de James Thierrée poursuit sa tournée triomphale.
Nous l’avons découvert au Théâtre de la ville  de Paris où il s’est produit du 19 décembre 2009 au 5 janvier 2010.
On a beau être prévenu, on n’en reste pas moins « scotchés » à son fauteuil ! Bouche bée… On redevient  des enfants devant l’intrépide James Thierrée et son monde fantastique à la fois imaginaire et tellement proche de nous. Il est là, prisonnier de sa tour, entourés d’objets insolites et pourtant familiers, drôle de décor en perpétuelle mutation, tout comme son étrange occupant qui se métamorphose à tour de bras avec sagacité pour échapper à son destin. Sera t-il rattrapé par ce dernier ? Il se bat le jeune homme. Avec lui-même, avec les éléments qui l’entourent. Séquences sombres et graves qui nous piquent en plein cœur alternent avec des joyeux tableaux, légers et drôles, burlesques et fantaisistes, à l’image de Raoul ou James, c’est selon.   Qu’il est beau ce saltimbanque, ce vagabond en haillons qui se heurte à son double, face à son miroir et au monde qui l’entoure ! Des créatures invraisemblables entrent en scène : Poisson géant et énorme scarabée métallique, sympathique éléphant de chiffons plus vrai que nature, gigantesque méduse agonisante, immense oiseau au squelette inquiétant.  Tous le bousculent et nous restons ébahis  : colères et coups de tête de Raoul, sans prise de tête, car le public l’a bien compris, Raoul n’intellectualise pas à outrance, mais propose juste ce qu’il faut pour que l’on s’interroge en prenant du plaisir.
Rien n’est dû au hasard, la machinerie bien huilée doit fonctionner au millimètre près. D’aucuns lui reprocheront le spectaculaire et les effets théâtraux incroyables, éléments nouveaux du spectacle et se sentiront plus proches du James Thierrée intimiste d’« au revoir Parapluie » ou encore la veillée des abysses ».  Mais tous reconnaîtront en « Raoul » la signature inimitable de James. Raoul est là où on ne l’attend pas, imprévisible, on le perd sur  scène, on le retrouve face à nous pour de savoureux moments de partage. Mais Dame solitude reprend ses droits. Il disparaît dans les airs, s’arrache à nous. C’est que l’homme a dans ses gènes tout un héritage. Le petit-fils de Charlie Chaplin pour être génial n’a pas oublié d’être lui-même, unique : acrobate, trapéziste, musicien,  danseur, mime, homme caoutchouc. Les tremblements et les savantes pirouettes sont à Raoul ce que la démarche chaloupée et les pieds en canard sont à Charlot. Et le monde peut bien s’écrouler, la tour peut bien s’effondrer, James s’accroche, Raoul décroche, s’envole au-dessus de nos têtes, et nous de le voir disparaître dans les hauteurs du théâtre, comme aspiré par une force surnaturelle. Un vent de folie souffle qui soulève les immenses voiles du décor. La musique nous étourdit. Puis le silence se fait.  Dans le public, un ange passe.
Rappels enthousiastes du public, James nous revient, plus léger et plus drôle que jamais. l’artiste nous aura enchanté au-delà de la représentation. Le spectre de Raoul/James  plane pour longtemps encore au-dessus de nos têtes.

Pétra Wauters

« RAOUL »
mise en scène, décor et interprétation James Thierrée  costumes, bestiaire Victoria Thierrée, son Thomas Delot, Lumières Jérôme Sa

JAMES THIERRÉE
2 mai 1974, naissance de James Spencer Henry Edmond
Marcel Thierrée à Lausanne, Suisse.
James Thierrée est le petit-fils de Charlie Chaplin, et baigne dans le monde du cirque dès l’âge de quatre ans en compagnie de ses parents : Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thierrée, créateurs du Cirque Bonjour. Il participait aux spectacles Le Cirque imaginaire puis Le Cirque invisible en y présentant entre autres des numéros d'acrobaties au sol, de trapèze, de bicyclette acrobatique. Il y apprend aussi la danse et le violon, et s'initie à la magie et au mime. Il suit ensuite une formation de comédien au Piccolo Teatro de Milan, à la Harvard Theatre School, au Conservatoire national supérieur d'art dramatique et à Acting International
Outre ses spectacles personnels, il a travaillé, au théâtre et au cinéma, entre autres sous la direction de Peter Greenaway, Bob Wilson, Coline Serreau, Raul Ruiz ou Benno Besson.

En 1998, il fonde sa propre compagnie, La Compagnie du hanneton. Il joue et met en scène son premier spectacle La Symphonie du hanneton mêlant théâtre, voltige, jonglage, acrobatie, contorsion, danse, chant lyrique, musique, dans un spectacle qui ne cesse depuis de faire le tour du monde. Ce spectacle reçoit le prix Adami en 2005 et récolte quatre Molières en 2006 (spectacle de théâtre public, metteur en scène et révélation théâtrale pour lui, costumes pour sa mère Victoria Chaplin Thierrée).

En 2003, il crée son deuxième spectacle, La Veillée des abysses.
En 2007, il est nommé au César du meilleur espoir masculin pour Désaccord parfait, et revient avec un nouveau spectacle, Au revoir parapluie, pour lequel il remporte le Molière du théâtre en région.

Spectacles :
     * 1998 : La Symphonie du hanneton
    * 2003 : La Veillée des abysses
    * 2007 : Au revoir parapluie
    * 2009 : Raoul (création au Théâtre de Namur - Belgique)

« Raoul » les Prochaines dates :
Espace des Arts de Chalon
71 100 Chalon sur Saône.

18 mai  au 20 mai 2010- Du mardi au jeudi de 20:00 à 21:30

Tarifs d'entrée :
- Tarif en prévente (plein tarif) : 23.8 €

Théâtre National de Nice,  du 3 au 9 juin. Promenade des Arts - 06300 Nice.
Du 03/06/10 au 08/06/10 à 19:30 :  Mardi, Jeudi
Du 04/06/10 au 09/06/10 à 20:30 :  Mercredi, Vendredi, Samedi
Le 06/06/10 à 15:00 :  Dimanche


Tournée internationale, Raoul sera présenté :
Du 19-31 oct 10 : Ucla Los Angeles
Du 5-14 nov 10 : Brooklyn Academy of Music New York
Du 23 nov-4 dec 10 : Abbey Theatre Dublin
Par Petra Wauters - Publié dans : on a aimé
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 21:21
Une artiste trielloise nous fait découvrir ce musée si proche de nous


Depuis le 24 octobre 2009  jusqu’au 24 janvier 2010
Musée Maurice Denis à Saint-Germain-en-Laye.


Ranson (1861-1909), La Chambre bleue ou Nu à l’éventail
(vers 1891)


Le lieu d’exposition est superbe. Un prieuré, ancien hôpital fondé en 1680 par Mme de Montespan, favorite de Louis XIV afin d’aider les déshérités. Le parc qui l’entoure invite à la flânerie. On y découvre, entre autres, des sculptures d’Antoine Bourdelle et un ravissant théâtre de verdure.  Le peintre Maurice Denis y fit construire son atelier, puis s’installa en 1914 dans la vaste demeure.
On y découvre jusqu’au 24 janvier une centaine d’œuvres de son ami Paul RANSON mort il y a 100 ans. 




LE TALISMAN de Sérusier – Les NABIS


L’exposition  rend hommage à ce Peintre  né 1861 à Limoges dans une famille bourgeoise.  Paul Ranson a suivi des cours à l’Académie Julian. Une formation classique  jusqu’au jour où, se produira ce que l’on considèrera comme un petit  Miracle. En effet, en 1888, son ami Paul Sérusier, également peintre à l’Académie JULIAN  revient de Pont-Aven enthousiaste : « J’ai découvert la peinture »  clame-t il à ses amis. « Le talisman »  tableau de petite taille aujourd’hui au musée d’Orsay, est né de sa rencontre avec Paul Gauguin. Sérusier parle avec emphase du Maître qui le guidera dans la réalisation de cette œuvre, l’invitant à se libérer de la contrainte académique, de la peinture qui imite, au profit d’une volonté de synthèse. Il loue l’interprétation décorative et symbolique, l’utilisation de couleurs pures ou vives qui tendent à « exagérer » les visions de l’artiste. Autour de discussions passionnées, les Nabis allaient naître (en Hébreu : les prophètes) : Paul Sérusier, Ker Xavier Roussel, Henri Gabriel Ibels, Maurice Denis, Pierre Bonnard, Edouard Vuillard, Félix Vallotton, Jan Verkade, Paul Ranson… On retrouvera certains rapports dans leur art respectif cependant les tempéraments seront bien différents. Et à chacun son univers, chez ces post-impressionnistes, même tous s’intéressent à la lumière, à toutes formes de décorations (théâtre, illustration, affiches, tapisseries). Ils se passionnent aussi pour l’art japonais, les icônes et le symbolisme…Le groupe se dissout vers 1900 mais il aura joliment annoncé les recherches contemporaines de l’Art Nouveau, Paul Ranson en bonne place.

FANTASMES ET SORTILEGES
Hippogriffe, 1891, huile sur toile, 92 x 73 cm
L’exposition nous fait entrer dans l’univers de cet artiste à travers dessins, tableaux, estampes,  pour certains rarement ou jamais exposés. Ranson, sa famille et ses amis, Ésotérisme et satanisme, Christianisme, femmes sensuelles, femmes intimes, symbolisme décoratif,  nature symbolique,  Contes, fables et légendes. Des thèmes qui nous montrent à quel point l’œuvre de l’artiste est intimement liée à son histoire personnelle. Il ne connaîtra jamais sa mère, morte après sa naissance. L’image qu’il a de la femme en sera à jamais liée. Il épouse une petite cousine, France avec laquelle il jouait lorsqu’il était enfant. Ensembles, ils partageaient (déjà) des jeux de sorcellerie. Il attendra 14 ans avant d’avoir un enfant, et craindra de la perdre, la maternité étant pour Paul Ranson, synonyme de disparition.

Paul Ranson intrigue et nous trouble : On songe à « Hippogriffe » ou encore « La Visitation », « La sorcière et le chat », oeuvre d’une incroyable force et lumière,  « Suzanne et les Vieillards », faussement paisible. Ranson enchante, « Goûter dans les dunes », « le réveil ». Ranson sublime le quotidien « Les éplucheuses de pommes de terres », « Cinq femmes à la récolte », « La Puce ». Ranson séduit et envoûte tout à la fois : La sibylle », « La chambre bleue ». Pour ne citer que quelques œuvres. Des œuvres « accessibles », d’autres moins, car il faut bien avouer qu’il est parfois difficile de s'imprégner des différentes significations et appréhender ces œuvres parfois complexes. Toutefois la difficulté d’interprétation, souvent volontaire et inhérente au procédé symboliste, ne gâte  en rien notre plaisir. On est heureux de suivre des pistes.  Ici elles sont mythologiques, légendaires, là occultes, ésotériques et dans pratiquement toutes ces œuvres, on plonge avec facilité et volupté dans les décors, les motifs, évocation de l’art nouveau ou de l’art Japonais.

Voilà une fort belle exposition qui permet d’appréhender la carrière de ce peintre « fantastique ».

Pétra Wauters.


 Fantasmes et sortilèges

Informations pratiques :
Musée / jardin Maurice Denis
2 bis, rue Maurice Denis, 78102 Saint-Germain-en-Laye
www.musee-mauricedenis.fr  /  www.culture.yvelines.fr / 01 39 73 97 41
Du mardi au vendredi : de 10h à 17h30. 
Samedi, dimanche et jours fériés (sauf 1er janvier, 1er mai et 25 décembre) : de 10h à 18h30. 
Plein tarif : 4,50 € - Tarif réduit : 2,50 € - Gratuit chaque premier dimanche du mois.
 
Autour de l’exposition : 
Ateliers pour le jeune public, intermèdes théâtraux, film, soirée poétique, conférences, concert… PETITES PIECES THEATRALISEES
Des interventions théâtrales élaborées par une troupe de professionnels à partir des oeuvres et de la correspondance de l'artistes pour un regard décalé sur Ranson.

Les samedis après-midi, sauf les 26/12 et 02/01.
Les mercredis 28/10, 04/11, 23/12 et 30/12 après-midi.
Les jeudis 03/12 et 07/01 dans le cadre des nocturnes du musée.

CONCERT
Dimanche 29 novembre à 17h. Entrée Libre

NOCTURNES
Chaque 1er jeudi du mois, le musée est ouvert jusqu'à 21h.
Dans ce cadre, des visites commentées de l'exposition avec les commissaires sont proposées.
Les 3 décembre et 7 janvier, ces visites sont accompagnées d'interventions théâtrales.

Les 05/11, 03/12et 07/01, 19h à 21h
Tarif : 7€

VISITES CONFERENCES
Le Dimanche à 15h30
Tarif : 7€

ATELIERS

Durant les vacances de la Toussaint et de Noël, le musée propose des ateliers où se mêlent le conte, le graphisme, le travail de la couleur et les textes littéraires.

"Histoires de sorcières"
Un conteur fait revivre légendes bretonnes et sorcières dans un univers surnaturel.

Les 01/11, 27/12 et 03/01, 15h30-16h30.
A partir de 5 ans.

"Ma sorcière, ma bien aimée"

Les participants imaginent leur sorcière en s'inspirant du monde onirique de Ranson qu'ils recréent à leur manière à l'aide de fusains ou pastels.

Les 03/11, 04/11, 14h30-16h30.
A partir de 5 ans.

"Créatures magiques"
Création de cartes de voeux avec des créatures magiques.

Les 22/12, 23/12, 29/12, 30/12, 14h30-16h30.
A partir de 5 ans.

"Graine d'artiste"
Mini-stages de 3 séances pour explorer l'univers de Ranson en découvrant diverses techniques artistiques.

Les 22/12, 23/12 et 24/12 ou 29/12, 30/12 et 31/12, 14h-17h
A partir de 6 ans.
Tarif : 21 € les 3 séances

Tarifs des ateliers : 7€ la séance
Carnet de 10 activité : 50 €

Par Pétra Wauters - Publié dans : on a aimé
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /2009 18:41
Une artiste Trielloise souhaite partager avec vous ses impressions sur cette exposition, c'est avec grand plaisir que nous publions cet article de grande qualité


RENOIR INTIMISTE

RENOIR AU XXÉ SIECLE  au Grand Palais, du  23 septembre au 4 janvier.

Exposition superbe consacrée à un artiste souvent controversé.  On y côtoie la famille de Renoir, ses épouses, ses muses, ses enfants, ses amis, ses intimes, et des peintres qui l’ont aimé et admiré à travers une centaine de tableaux, dessins, sanguines et le plus étonnant, des sculptures du peintre.  Une œuvre le plus souvent joyeuse, hymnes à la vie et à la beauté, de cette homme qui vieillissant, peignait comme nul autre pareil la jeunesse.  On y découvre quantité de photos et des documents aussi variés qu’émouvants, tel ce petit film qui nous montre un vieillard, malade, affaibli, aux mains paralysées, tordues par les rhumatismes et pourvues d’une atèle lui permettant à l’automne de sa vie, de poursuivre son travail. Malgré cette souffrance, la beauté et la gaîté ont toujours dominé son œuvre, même la plus tardive. 1841-1919, époque bénie où le peintre s’est abandonné à un art de plus en plus libre, s’éloignant de l’impressionnisme ( L’artiste allie le plein air et le travail en atelier notamment à Cagnes où il finira ses jours en 1919)  pour s’approprier le classicisme et l’art du passé pour,  paradoxalement en faire un art du XXè siècle.  Des toiles entre tradition et innovation, admirées des « jeunes » futurs grands, tel que Picasso, Matisse, Bonnard ou encore Denis. (L’exposition met en parallèle quelques œuvres de ces grands artistes, comme  la « grande baigneuse » de Picasso, ou encore deux modèles au repos » de Matisse) restituant ainsi  le regard que ces artistes de la première moitié du XXe siècle ont posé sur le Maître.)
Renoir septuagénaire déclarait : « Je commence à savoir peindre. Il m’a fallu plus de cinquante ans de travail pour arriver à ce résultat, bien incomplet encore ». En effet, on l’a longtemps considéré comme un impressionniste. Il ne reniera pas ses « attaches », mais souhaitera s’en éloigner notamment après une période de doutes. Il cherche. « C’est un modeste, un tendre et un perpétuel chercheur » écrira Arsène Alexandre, critique d’art français. Ce nouvel art, à la fois classique et décoratif, lui ouvrent des portes, et enfin, la reconnaissance du public.  Quelques œuvres « intimes », charmantes, deviennent la clé du succès de l’artiste, telles « « jeunes filles au piano », « Gabrielle et Jean » son troisième fils qui deviendra le grand cinéaste que l’on connaît. Gabrielle, servante de la famille lui servira pendant de nombreuses années de modèle.  Dans cette dernière période, le besoin de se rapprocher de Rubens, des formes plantureuses de ses femmes qui s’arrondissent, déesses de fécondité dont les chairs nacrées menacent de s’échapper du cadre de la toile. Les « nus » un motif obsessionnel pour l’artiste qu’il considérait comme une épreuve de vérité pour un peintre. À travers ce genre, hommage encore à Ingres  et ses odalisques allongées.  On terminera la visite par  « les baigneuses » qu’il considèrera comme son chef d’œuvre absolu. Matisse dira qu’il s’agit « Des plus beaux nus qu’on ait peints, personne n’a fait mieux, personne ». Et pourtant, lorsque les trois fils de Renoir offrent ce tableau aux musées français, ils se heurteront à des réticences et les  critiques vont se déchaîner, remettant en cause cette dernière manière de peindre. Ses nus et ses portraits ne doivent pas nous faire oublier ses paysages méditerranéens,  une nature solaire et bienveillante, « la terre, paradis des Dieux » dira-t il.Ces derniers constituaient le domaine privilégié de ses expérimentations visuelles, de ses effets esthétiques..
Que l’on préfère le  Renoir du «  Bal du Moulin de la Galette » ou encore  du «  déjeuner des canotiers », œuvres merveilleuses aux  contrastes marqués et aux  contours soulignés, c’est toujours à la recherche du bonheur que nous accompagnons Renoir tout au long de cette exposition.
Pétra Wauters


Cette exposition est organisée par la réunion des musées nationaux, le musée d’Orsay et le Los Angeles County Muséum of Art en collaboration avec le Philadelphia Muséum of Art.
Elle est ouverte tous les jours sauf le mardi, de 9 h 30 à 22 h, le mercredi de 10 H à  22 h et  le jeudi de 10 H à 20 H




Les Baigneuses - Pierre-Auguste Renoir – 1918 – 1919



Quelques dates  de la vie de Pierre-Auguste Renoir -

1841
- Naissance à Limoges
1845
- Sa famille s'installe à Paris
1862
- Se lie avec Monet, Sisley et Bazille Paris
1868
- Il partage un studio avec Bazille à Paris
1869
- Il passe l'été à Bourgival avec Monet
1880
- Rencontre avec Alice Charigot
1886
- Exposition de 32 toiles à New York.
1888
- Attaque d'arthrite
1889
- Son bras droit est paralysé
1890
- Il épouse Alice Charigot
1919 Il décède à Cagnes le 3 décembre





Baigneuse aux cheveux longs -  vers 1895 – musée de l’Orangerie
Par Pétra Wauters - Publié dans : on a aimé
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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 20:09
un livre, une exposition, un spectacle....

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Par TRIELDEMAIN - Publié dans : on a aimé
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