on a aimé

Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 09:32

Le 2 février 2012, notre député, Arnaud Richard, à la séance "Questions orales sans débat" a posé la question qui nous taraude.

 

 

"Questions orales sans débat
Projet de remblaiement de l'ancienne décharge de triel-sur-seine"

 
Jean-Christophe Lagarde, président
La parole est à M. Arnaud Richard, pour exposer sa question, n° 1722, relative au projet de remblaiement de l'ancienne décharge de Triel-sur-Seine.
 
Monsieur le ministre, je souhaite appeler l'attention du Gouvernement sur les conséquences des procédures d'ouverture de sites en post-exploitation, autorisant à y installer des remblais constitués principalement de déchets de construction. Il en va ainsi du site d'une ancienne décharge d'ordures ménagères située à Triel-sur-Seine, dans les Yvelines ; cette décharge, l'une des plus importantes de France, est fermée depuis 1991.
Il est ainsi envisagé, sur ce territoire dont les élus locaux veillent tout particulièrement à sa préservation, à cause de son histoire et notamment des problèmes qu'il a connus avec l'épandage, de procéder à un apport de plus de 2,5 millions de mètres cubes de matériaux sur une période de six ans. Ce projet, sur un site en bord de Seine et en milieu périurbain, par ailleurs très mal desservi, soulève beaucoup d'inquiétudes, notamment quant au contrôle des matériaux, mais aussi quant à l'augmentation de la circulation des poids lourds qu'il va générer, les matériaux pouvant provenir de l'ensemble de l'Île-de-France et de départements limitrophes. Il intervient, alors que le PREDEC – plan régional de préservation et de gestion des déchets de chantier rendu obligatoire par la loi Grenelle 2 –, élaboré à l'initiative et sous la responsabilité du président de la région Île-de-France, n'est pas encore publié.
Face à cette situation, l'État se révèle plein de paradoxes. D'un côté, il oeuvre pour la recherche d'une solution adaptée à cette entrée de ville, trop longtemps maltraitée. Nous travaillons pour cela en bonne intelligence avec les services de la sous-préfecture, dans le respect de l'environnement, afin d'élaborer un projet de ferme photovoltaïque qui trouve dans la population un écho très favorable et pour lequel il est indispensable de disposer d'une couche de remblais permettant de stabiliser le terrain.
De l'autre, l'État, à travers le CODERST, a eu la main un peu lourde et semble avoir oublié l'histoire de ce territoire et son rapport aux déchets. Il a ainsi profité de ce projet de ferme photovoltaïque, pourtant emblématique d'un développement durable, pour proposer au post-exploitant d'y déposer pendant six ans des déchets certes inertes mais dont le volume est inacceptable.
Je souhaite donc, monsieur le ministre, que vous puissiez m'indiquer les mesures qui peuvent être prises pour répondre aux inquiétudes des habitants et des élus concernant les conséquences néfastes pour l'environnement et la qualité de vie d'un tel arrêté préfectoral.
Ne pourrait-on pas notamment limiter strictement la circulation routière et privilégier le transport fluvial, interdire tous matériaux polluants et procéder à des contrôles inopinés et renforcés ? Il faudrait également mettre en place une commission locale d'information et de surveillance, réunissant les élus locaux, l'administration, les collectivités territoriales et les associations de protection de l'environnement, qui veilleraient naturellement sur l'avenir de la nappe phréatique.
Cet arrêté du 16 novembre a selon moi une conséquence notable, au sens juridique du terme, sur le territoire. Aussi, je souhaite savoir si la « réouverture » d'un site fermé en 1991 ne devrait pas faire l'objet d'une enquête publique ou, tout au moins, d'une expertise par un organisme extérieur. N'est-il pas nécessaire par ailleurs de procéder à une étude d'impact pour évaluer les risques ?
Je souhaitais par cette question attirer l'attention du Gouvernement et me faire le porte-parole des élus locaux et de la population, très inquiète de voir s'installer sur ce site une nouvelle décharge, alors que le projet de ferme photovoltaïque devait nous permettre de mieux valoriser cette entrée de ville.

 


Pour la réponse, la parole est à M. Thierry Mariani, ministre chargé des transports.
Thierry Mariani, ministre chargé des transports
Monsieur le député Arnaud Richard, Nathalie Kosciusko-Morizet, retenue, m'a demandé de vous faire la réponse suivante.
Début 2010, le sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye a mis en place un comité de suivi pour le projet de l'implantation d'une centrale photovoltaïque à Triel-sur-Seine. Ce projet se situe sur l'ancien centre de stockage de déchets exploité par la société EMTA, appartenant au groupe Veolia, toujours sous surveillance des services de l'inspection des installations classées dans le cadre d'un arrêté préfectoral du suivi post-exploitation : il s'agit du suivi des émissions de biogaz, du tassement, des écoulement des eaux, etc.
C'est dans ce cadre que, le 16 novembre 2011, a été pris un arrêté préfectoral complémentaire qui ne vise en aucun cas à reprendre les activités de stockage de déchets sur le site. Les travaux envisagés ont pour but de créer une plateforme pour accueillir la ferme photovoltaïque, correspondant à la fourniture en électricité de 2 300 logements ; d'améliorer le réseau de collecte du biogaz afin de permettre des interventions en cas d'incident ; d'optimiser enfin la gestion des eaux de ruissellement.
Ce comité de suivi a permis de faire évoluer le projet en intégrant un volet paysager. Ainsi, le projet comprend désormais le remblaiement de toute la surface de l'ancienne décharge, une plateforme pour les panneaux sur une partie et des aménagements paysagers le long de la voie d'accès à la ville de Triel-sur-Seine.
Pour autant, la réalisation d'une telle opération d'aménagement est de nature à générer des nuisances pour les populations riveraines du site. Ce dossier a ainsi fait l'objet d'une procédure d'instruction par les services de la préfecture des Yvelines, et les impacts environnementaux ont conduit à l'encadrement des conditions de réalisation de ces travaux. Seuls des matériaux inertes seront acceptés sur le site, l'arrêté préfectoral précisant les paramètres à contrôler et les seuils à ne pas dépasser.
Comme vous le mentionnez, l'aménagement du site va également engendrer des impacts du fait du bruit et du trafic occasionnés par l'apport et la mise en place des matériaux de remblai. Différentes mesures compensatoires ont été prévues par la société, à savoir la mise en place d'un merlon périphérique le long des voies bordant le site pour limiter les nuisances sonores et d'un accès au site permettant d'éviter les encombrements ; des mesures de niveau sonore, afin de vérifier le respect de la réglementation en la matière ; la limitation des opérations d'aménagement aux heures diurnes du lundi au vendredi ; enfin le développement du transport fluvial afin de réduire le trafic sur route à proximité du site.
Concernant le trafic routier, l'exploitant estime que le trafic supplémentaire généré par le site resterait limité entre 0,8 % et 3,5 % sur les voies bordant le site, suivant la durée des travaux d'aménagement. La part des apports par voie fluviale est estimée à 20 à 30 % du flux total.
Toutes ces mesures compensatoires ont pu émerger grâce à la concertation mise en place par les services de l'État. Celle-ci se poursuit entre l'exploitant, la préfecture et la municipalité, et des modifications pourraient encore être apportées au projet pour en réduire davantage les nuisances durant le chantier.

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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 08:54

Le 11 octobre 2011, le Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Techniques (CODERST) a approuvé la modification de l’arrêté préfectoral relatif à l’exploitation de l’ancienne décharge à l’entrée sud de Triel sur Seine.
Le nouvel arrêté préfectoral en date du 16 novembre 2011, autorise la société EMTA (groupe Veolia) à déverser pendant 6 ans, sur les 70 hectares concernés, 4 millions de tonnes de nouveaux déchets sur une hauteur de 4 mètres.
Initialement envisagés pour permettre l’implantation de panneaux solaires, il s’avère qu’aucune certitude n’a été acquise par le conseil municipal sur la réalisation effective de ce projet.
remblais.png Accepter de nouveaux remblais sur ces terres sans engagement sur la réalisation d’un aménagement favorable à l’image de la ville, revient à replonger 20 ans en arrière les Triellois qui, par leur mobilisation, ont fait fermer la décharge et arrêter ce non-sens écologique au cœur de la boucle de Chanteloup. Accepter ces nouveaux remblais c’est accepter entre 100 et 300 camions par jour en moyenne, pendant 6 ans aux abords immédiats de la ville.
Une telle décision est inacceptable pour la population Trielloise qui a déjà versé un lourd tribut au marché des ordures ménagères en Île-de-France.
Conscient que cette fin de non recevoir hypothèque sérieusement le projet de ferme solaire, nous regrettons cette situation, mais pensons avant tout à protéger la population des nuisances qui accompagneront immanquablement la réouverture de la décharge.


Le 16 décembre 2011, le Conseil Municipal , à l'unanimité, à émis le vœu que soit officiellement abandonné tout projet de reprise des remblais sur le terrain de l’ancienne décharge à l’entrée sud de la ville.
Il interpelle le Préfet afin qu’il annule l’arrêté en date du 16 novembre 2011 autorisant le dépôt de nouveaux déchets sur les anciennes ordures ménagères.
Demande officiellement au Préfet de revenir en l’état antérieur de la réglementation sur le suivi post-exploitation du site par la société EMTA.

 

téléchargez l'arrêté

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Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 13:42

salle.jpgEt pourtant ils étaient nombreux à entonner la Marseillaise, dimanche matin à l’espace Rémi Barrat, pour soutenir l’équipe de France de rugby !
 
leon-Janus-accueil.jpg En effet , grâce à la promptitude de la municipalité à mobiliser les associations autour d’un évènement, les Triellois ont pu partager un grand moment sportif.
  supporter.jpg
Avec le Rugby Club de Triel et les moyens logistiques et techniques d’Esprit Rock, c’est une salle comble qui a soutenu notre équipe nationale pendant les deux premières mi-temps !
 
preparatif-de-la-3eme-mitp.jpgLa troisième mi-temps, non plus, n’a pas failli, même si les cœurs étaient gros, l’esprit sportif a repris le dessus pour saluer la qualité d’un match hors pair (malgré la médiocrité d’un arbitrage partisan!).

1ere-mi-temps.jpg

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Mercredi 27 octobre 2010 3 27 /10 /Oct /2010 20:34

Il  jouait René, en 2003, personnage créé par Benoit Poelvoorde. Seul sur scène encore, il était Rémino, dans Loft sorry en 2004 pour mettre à mal la télé réalité. Et depuis 2008, et jusqu'en juin 2011, Olivier de Benoist se produit au Point Virgule, où il se fait le porte-parole des hommes dans un spectacle  intitulé "Très Très haut débit"

Il est à  découvrir aussi dans l'émission de Laurent Ruquier "On ne demande qu'à en rire" à 18 H. Olivier de Benoist fait partie des rares humoristes qui ont su  improviser avec brio sur des thèmes complètement improbables !
 
Rien n’est « trop », rien n’est démesuré ; de tout un peu, savamment dosé. Pas besoin d’être méchant, juste ce qu’il faut de causticité. Nul besoin de faire une tonne de  singeries, ses mimiques sont désopilantes, sans avoir l’air d’y toucher. Pas besoin d’être vulgaire, d’autres s’y sont collés.  Il ne fait pas dans un seul registre, notre acteur, prestidigitateur, humoriste, et du rire, on passe au fou rire, pour soudain rester scotchés. Mais comme il nous a bluffé !   Il réclame un billet, il inspire confiance ce jeune homme, on lui donne, il le brûle, le billet se consume avant de réapparaître.  Fallait suivre !  Le poisson rouge n’a davantage pas compris comment il s’est retrouvé à tourner en rond dans un verre d’eau. Une carte déchirée, un ballon et des chamallow boomerangs, mais où nous emmène t il ? Car il est là où on ne l’attend pas.  Ils  sont  nombreux, les humoristes que l’on voit venir  à des kilomètres à la ronde ! Lui nous surprend sans cesse, car il sait qu’il ne faut pas nous lâcher.  Rebondir, ricocher sur les mots, sans jamais nous lasser…Pourtant, on pourrait dire « Encore ?!  Les hommes les femmes mode d’emploi ! » Relations 1000 fois traitées ! Du tout ;  il se fait le porte-parole des mecs et nous réagissons comme si c’était la première fois que nous nous faisions chahuter. Pire encore, nous sommes complices, et nous prenons un malin  plaisir à nous laisser  mettre en boîte par ce gentil macho aristo, car il nous aime en vérité.  ODB est charmeur, charismatique, intelligent. On ne veut pas le voir partir, pas plus que le Jury et le public de Laurent Ruquier, de « On ne demande qu’en en rire »,  qui l’ont toujours bien noté ! » Il explique, car l’homme n’a pas la grosse tête : « écrire pour la télé, est dur, très dur ». Trois minutes pour convaincre sur un thème imposé et un jour, après avoir été l’un des préférés du public et du jury, il a « mis un genou à terre », selon sa propre expression, et s’est fait un peu bousculé.   Mais c’est pour mieux revenir, rebondir. Il ne pouvait en être autrement. 

Pétra Wauters
 
  OLIVIER-DE-BENOIST-.JPG
Interview de L’artiste.
PW : « Très très haut débit » tourne depuis 2008 ». Qu’est-ce qui a bougé en deux ans dans ce spectacle ?
ODB : Le spectacle change, il évolue au fur et à mesure que mon humour évolue. Je suis plus exigeant aussi. Depuis que je suis au « point virgule »,  je suis confronté à d’autres humoristes qui proposent des spectacles très aboutis. On est « boosté » à leur contact. On est poussé à faire toujours mieux.
 
PW : Vous présentez  quelques  numéros de prestidigitation. Au vu des performances  même si elles sont courtes car le spectacle ne repose pas essentiellement sur elles,  on pourrait penser que vous avez étudié dans une Ecole de magie.  Vous répétez beaucoup, cherchez des nouveaux tours ?
ODB :J’ai commencé comme magicien, c’était ma première formation avant de devenir humoriste.  Je ne cherche pas du tout de nouveaux tours. Ceux que je présente sur scène ne sont que des clins d’œil à mon ancienne activité. J’entretiens, bien évidemment. Il faut garder une certaine souplesse des doigts notamment.
 
PW  Devant les réactions et répliques du public,  car le spectacle est d’une belle interactivité, vous arrive-t-il d’être encore surpris ?
ODB : Je suis surpris et je peux être désarçonné quand la réaction du public sort du cadre du spectacle. Un téléphone qui sonne, quelqu’un qui prend des photos, bref, quand il y a une intervention qui n’a rien à voir avec le spectacle. Voilà ce qui peut encore me troubler. Mais il n’y a pas un humoriste qui ne soit pas confronté à cela. Quand quelqu’un intervient  dans le sens du spectacle, ça va, mais quand cela n’a rien à voir… Ceci dit, au fil des spectacles, on acquiert de la confiance, on s’aguerrit, et on a peu de chance de se laisser déborder.
 
PW   Dans votre spectacle,  vous réclamez aux spectateurs deux mots, au hasard, « l’humoriste doit pouvoir écrire un sketch…avec n’importe quoi » …et il n’est jamais venu, en revanche vous avez « joué » avec votre embarras et c’était aussi drôle que si vous aviez pondu un texte ! On s’interroge : tout était-il construit d’avance, monté de toutes pièces ?
ODB : Oui, bien sûr et je trouve cela amusant.  Je ne suis pas le premier à le remarquer, on fait toujours rire au détriment de soi-même. Sinon, ce n’est pas un « beau » rire. Quand je demande deux mots au public et que je n’arrive pas à faire des vannes, cela va davantage faire rire que si j’en trouvais une, à moins qu’elle ne soit extraordinaire…Être dans l’embarras parce que je ne trouve pas, c’est ce type d’humour qui m’amuse.
Cette « non vanne » qui ne viendra jamais, elle me porte sur par mal de rires…et c’est plutôt sympa.
C’est l’ambiguïté qui est drôle et tant mieux si ça marche, et si le public se demande si je l'ai fait "exprès"
 
PW : Vous êtes comédien et auteur.  Plus de 300 représentations à travers trois spectacles à un personnage. Le prochain spectacle sera t-il encore un One Man show ? Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
ODB : Je ne peux pas en parler pour l’instant. C’est extraordinairement long d’écrire un spectacle. Comme vous avez pu le constater vous-même, le spectacle que je joue aujourd’hui a énormément évolué. Il est finalement toujours en cours d’exploitation. Je suis même encore au départ de l’exploitation… Il se jouera jusqu’en Juin 2011 au Point Virgule, en septembre 2011 je le proposerai je l’espère  dans une salle plus grande, de 200 – 300 places. L’idée est que le spectacle « très très haut débit » évolue sous le même titre. Pour l’instant.
 
PW : Vous « passez bien » à la télé, selon la formule consacrée ! Avez-vous  envie de « chroniquer » comme le font certains  ?
ODB : Absolument pas ! Parler de Pamela Anderson, Rachida Dati, ou faire la vingt cinquième vanne sur Nicolas Sarkozy, cela ne me dit rien du tout.

PW : Que pouvez-vous dire des thèmes sur lesquels vous avez aimé planché pour l’émission ? 
ODB : Le principe des sketches sur l’actualité a ses limites.  Pour prendre un exemple,  les sketches que j’ai fait sur les mineurs sont drôles parce que ces derniers sont dans le trou actuellement. (il est vrai qu'ils vont remonter à l'heure où vous publierez l'article !)  Ce n’est pas toujours facile de choisir parmi les thèmes proposés.
J’ai connu mon premier bide à l’émission sur le thème « le gang des aspirateurs », le public l’a découvert jeudi 14 octobre. J’ai eu un trou de mémoire  et je m’en suis servi dans un autre sketch… là encore, faire rire au détriment de soi !

PW : Est ce que « on ne demande qu’à en rire » vous a apporté un coup de pouce dans votre carrière ? 
ODB : Oui, c’est un peu de notoriété en plus. Vous m’appelez pour une interview, j’en ai fait plusieurs dans la semaine pour différents journaux, pour la radio   C’est plutôt sympa !
 
OLIVIER DE BENOIST au Point Virgule, du Mercredi au Samedi à 21h15
7 rue Sainte Croix de la Bretonnerie   75004 PARIS
tel 01 42 78 67 03

 
Laurent Ruquier est à la tête d'une nouvelle émission quotidienne, « On ne demande qu’à en rire » depuis le 6 septembre 2010 sur France 2.  Tous les soirs, à 18 heures,l'animateur reçoit quatre humoristes (des solo, duo, trio etc)   qui ont quelques minutes pour convaincre un jury.  Les mieux notés des trois personnalités du jour, le public et Ruquier lui-même, gagnent le droit de revenir dans l’émission, et  d’improviser de nouveau un sketch sur un thème au choix parmi une liste proposée. Les sujets sont variés et ont un lien avec l’actualité politique ou culturelle. Des thèmes qui ne prêtent pas souvent au rire, c'est le moins que l'on puisse dire !  Olivier de Benoist fait partie des rares humoristes qui ont su  improviser avec brio sur des thèmes complètement improbables !

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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 20:19

tempete-de-neige-vapeur-au-large-d-un-port-1842 L’exposition a été présentée à la Tate de Londres du 23 septembre 2009 au 31 janvier 2010. Elle sera ensuite montée au musée du Prado de Madrid, du 22 juin au 19 septembre 2010.

Joseph Mallord William Turner (1775-1851) fut sans doute une figure de proue de la peinture ; l’un des peintres le plus importants de la génération d'artistes anglais, grandement reconnu de son vivant. (Il n'a que 27 ans lorsqu'il est admis membre à part entière de la Royal Academy). Son influence sur les générations qui suivirent fut déterminante. Lui-même fut, et de fort  belle manière… Influençable.

Turner vu à travers le prisme des grands peintres
Voilà une exposition qui vaut se pesant d’or et de lumières. Des ors dans des  paysages irradiés  de soleil, des reflets qui s’empourprent dans l’eau, qui s’embrasent dans les lointains, à l’horizon… Claude Gellée, allias le Lorrain n’est pas loin, lui qui faisait des horizons un paradis terrestre… Bousculant les  codes de la peinture d’histoire qui assignaient l’éclairage le plus vif au premier plan du tableau, Le Lorrain guide l’œil du spectateur vers l’infini et le lointain, une leçon nouvelle que Turner saura retenir le temps de sublimer quelques compositions.  À la vue de leurs œuvres ainsi confrontées, les deux peintres nous paraissent indissociables, et la (belle) histoire nous donne raison. Turner aurait exigé de la National Gallery que deux de ses toiles qu’il lui léguait soient exposées entre deux tableaux du Lorrain. C’est dire si la filiation était fortement ressentie par Turner.
Influence annoncée mais peu évidente en vérité, celle de Pierre Henri de Valenciennes. Par ailleurs, Constable et Turner, si proches dans  leur fascination pour la lumière, sont restés dans l’accrochage, trop éloignés l’un de l’autre. Dommage. Aquarelliste doué, Turner rivalise au début de sa carrière avec les plus prestigieux peintres tels que Thomas Girtin (1775- 1802) également son ami.) On aurait aimé davantage d’aquarelles, technique dans laquelle il excelle dans ce rendu des lumières qui nous submergent et nous enchantent. Mais sans doute l’évolution de son œuvre à l’huile est-elle plus facile à suivre dans ce jeu des comparaisons et des filiations ?
Le style de Turner  évoluera au fil de biens d’autres  rencontres avec des  peintres très différents. Les voyages jouèrent un rôle prépondérant dans le développement de son art. Entre 1817 et 1845 il parcourut l'Europe en tous sens.  Il se rend à nombreuses reprises à Venise, des séjours qui vont marquer un tournant dans son œuvre car la représentation des effets de lumière va désormais prendre une importance croissante, au détriment de l'aspect narratif. On est loin des célèbres panoramas de Venise, de Canaletto,  Pont des soupirs, le Palais des Doges (Canaletto peignant, 1833)  lorsque soudain, on quitte l’architecture maîtrisée sans contexte pour des marines dramatiques. On songe à Ruisdael, lui aussi présent. Une belle source d’inspiration. Présence éblouissante de  Titien. « La Sainte Famille » de Turner  offre de beaux accords majeurs avec celle du Maître de Venise qui le passionnera, notamment dans ses œuvres exposées au Louvre.
Des notes, des croquis, des tableaux copiés et  du génie. Et si les procédés sont parfois communs à certains Maîtres découverts lors de ces voyages, les manières diffèrent. Personne comme Turner  n’est allé aussi loin dans l’assimilation des Maîtres « admirés » qui l’ont aidé en quelque sorte à se frayer son propre chemin. Cependant on s’étonne parfois : Watteau le peintre des « fêtes galantes », avec ses « deux cousines » est présent  sur les cimaises et faire écho à ce bijou un surprenant petit tableau de Turner, une illustration d'une scène de la comédie de Shakespeare, "La Nuit des rois ou Ce que vous voudrez ». Turner nous paraît moins convaincant quand il s'inspire des scènes de genre du Nord ou encore des portraits. Mais qu’importe, il va s’approprier l’œuvre des anciens mais aussi de ces contemporains, comme Constable ou encore Bonington, pour nourrir son art et innover. Son rendu « inachevé », cette façon de dissoudre les formes annoncent l’impressionnisme. Mer déchaînée, les torrents, les tempêtes, cette nature démontée ont fait de lui un romantique.
Une centaine d’œuvres magistrales sont à découvrir et grâce à ce dialogue pertinent entre Turner et ses Peintres, on réalise à quel point Turner  a révolutionné la peinture du XIXé siècle.

Pétra Wauters

Galeries Nationales du Grand Palais


3, av. du Général Eisenhower Square Perrin 75008 Paris
01 44 13 17 17

Métro 1 Champs-Élysées - Clemenceau, Métro 13 Champs-Élysées - Clemenceau, Bus 42 , Bus 73 , Bus 28 , Bus 83 , Bus 93

Programmation
Du 24 février 2010 au 24 mai 2010.
Du ven au lun de 9h à 22h, le mer de 10h à 22h, le jeu de 10h à 20h.

Entrées
réduit : 8€ pour les 13-25 ans, chôm., familles nombreuses.
normal : 11€

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