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Publié par Petra Wauters

Il  jouait René, en 2003, personnage créé par Benoit Poelvoorde. Seul sur scène encore, il était Rémino, dans Loft sorry en 2004 pour mettre à mal la télé réalité. Et depuis 2008, et jusqu'en juin 2011, Olivier de Benoist se produit au Point Virgule, où il se fait le porte-parole des hommes dans un spectacle  intitulé "Très Très haut débit"

Il est à  découvrir aussi dans l'émission de Laurent Ruquier "On ne demande qu'à en rire" à 18 H. Olivier de Benoist fait partie des rares humoristes qui ont su  improviser avec brio sur des thèmes complètement improbables !
 
Rien n’est « trop », rien n’est démesuré ; de tout un peu, savamment dosé. Pas besoin d’être méchant, juste ce qu’il faut de causticité. Nul besoin de faire une tonne de  singeries, ses mimiques sont désopilantes, sans avoir l’air d’y toucher. Pas besoin d’être vulgaire, d’autres s’y sont collés.  Il ne fait pas dans un seul registre, notre acteur, prestidigitateur, humoriste, et du rire, on passe au fou rire, pour soudain rester scotchés. Mais comme il nous a bluffé !   Il réclame un billet, il inspire confiance ce jeune homme, on lui donne, il le brûle, le billet se consume avant de réapparaître.  Fallait suivre !  Le poisson rouge n’a davantage pas compris comment il s’est retrouvé à tourner en rond dans un verre d’eau. Une carte déchirée, un ballon et des chamallow boomerangs, mais où nous emmène t il ? Car il est là où on ne l’attend pas.  Ils  sont  nombreux, les humoristes que l’on voit venir  à des kilomètres à la ronde ! Lui nous surprend sans cesse, car il sait qu’il ne faut pas nous lâcher.  Rebondir, ricocher sur les mots, sans jamais nous lasser…Pourtant, on pourrait dire « Encore ?!  Les hommes les femmes mode d’emploi ! » Relations 1000 fois traitées ! Du tout ;  il se fait le porte-parole des mecs et nous réagissons comme si c’était la première fois que nous nous faisions chahuter. Pire encore, nous sommes complices, et nous prenons un malin  plaisir à nous laisser  mettre en boîte par ce gentil macho aristo, car il nous aime en vérité.  ODB est charmeur, charismatique, intelligent. On ne veut pas le voir partir, pas plus que le Jury et le public de Laurent Ruquier, de « On ne demande qu’en en rire »,  qui l’ont toujours bien noté ! » Il explique, car l’homme n’a pas la grosse tête : « écrire pour la télé, est dur, très dur ». Trois minutes pour convaincre sur un thème imposé et un jour, après avoir été l’un des préférés du public et du jury, il a « mis un genou à terre », selon sa propre expression, et s’est fait un peu bousculé.   Mais c’est pour mieux revenir, rebondir. Il ne pouvait en être autrement. 

Pétra Wauters
 
  OLIVIER-DE-BENOIST-.JPG
Interview de L’artiste.
PW : « Très très haut débit » tourne depuis 2008 ». Qu’est-ce qui a bougé en deux ans dans ce spectacle ?
ODB : Le spectacle change, il évolue au fur et à mesure que mon humour évolue. Je suis plus exigeant aussi. Depuis que je suis au « point virgule »,  je suis confronté à d’autres humoristes qui proposent des spectacles très aboutis. On est « boosté » à leur contact. On est poussé à faire toujours mieux.
 
PW : Vous présentez  quelques  numéros de prestidigitation. Au vu des performances  même si elles sont courtes car le spectacle ne repose pas essentiellement sur elles,  on pourrait penser que vous avez étudié dans une Ecole de magie.  Vous répétez beaucoup, cherchez des nouveaux tours ?
ODB :J’ai commencé comme magicien, c’était ma première formation avant de devenir humoriste.  Je ne cherche pas du tout de nouveaux tours. Ceux que je présente sur scène ne sont que des clins d’œil à mon ancienne activité. J’entretiens, bien évidemment. Il faut garder une certaine souplesse des doigts notamment.
 
PW  Devant les réactions et répliques du public,  car le spectacle est d’une belle interactivité, vous arrive-t-il d’être encore surpris ?
ODB : Je suis surpris et je peux être désarçonné quand la réaction du public sort du cadre du spectacle. Un téléphone qui sonne, quelqu’un qui prend des photos, bref, quand il y a une intervention qui n’a rien à voir avec le spectacle. Voilà ce qui peut encore me troubler. Mais il n’y a pas un humoriste qui ne soit pas confronté à cela. Quand quelqu’un intervient  dans le sens du spectacle, ça va, mais quand cela n’a rien à voir… Ceci dit, au fil des spectacles, on acquiert de la confiance, on s’aguerrit, et on a peu de chance de se laisser déborder.
 
PW   Dans votre spectacle,  vous réclamez aux spectateurs deux mots, au hasard, « l’humoriste doit pouvoir écrire un sketch…avec n’importe quoi » …et il n’est jamais venu, en revanche vous avez « joué » avec votre embarras et c’était aussi drôle que si vous aviez pondu un texte ! On s’interroge : tout était-il construit d’avance, monté de toutes pièces ?
ODB : Oui, bien sûr et je trouve cela amusant.  Je ne suis pas le premier à le remarquer, on fait toujours rire au détriment de soi-même. Sinon, ce n’est pas un « beau » rire. Quand je demande deux mots au public et que je n’arrive pas à faire des vannes, cela va davantage faire rire que si j’en trouvais une, à moins qu’elle ne soit extraordinaire…Être dans l’embarras parce que je ne trouve pas, c’est ce type d’humour qui m’amuse.
Cette « non vanne » qui ne viendra jamais, elle me porte sur par mal de rires…et c’est plutôt sympa.
C’est l’ambiguïté qui est drôle et tant mieux si ça marche, et si le public se demande si je l'ai fait "exprès"
 
PW : Vous êtes comédien et auteur.  Plus de 300 représentations à travers trois spectacles à un personnage. Le prochain spectacle sera t-il encore un One Man show ? Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
ODB : Je ne peux pas en parler pour l’instant. C’est extraordinairement long d’écrire un spectacle. Comme vous avez pu le constater vous-même, le spectacle que je joue aujourd’hui a énormément évolué. Il est finalement toujours en cours d’exploitation. Je suis même encore au départ de l’exploitation… Il se jouera jusqu’en Juin 2011 au Point Virgule, en septembre 2011 je le proposerai je l’espère  dans une salle plus grande, de 200 – 300 places. L’idée est que le spectacle « très très haut débit » évolue sous le même titre. Pour l’instant.
 
PW : Vous « passez bien » à la télé, selon la formule consacrée ! Avez-vous  envie de « chroniquer » comme le font certains  ?
ODB : Absolument pas ! Parler de Pamela Anderson, Rachida Dati, ou faire la vingt cinquième vanne sur Nicolas Sarkozy, cela ne me dit rien du tout.

PW : Que pouvez-vous dire des thèmes sur lesquels vous avez aimé planché pour l’émission ? 
ODB : Le principe des sketches sur l’actualité a ses limites.  Pour prendre un exemple,  les sketches que j’ai fait sur les mineurs sont drôles parce que ces derniers sont dans le trou actuellement. (il est vrai qu'ils vont remonter à l'heure où vous publierez l'article !)  Ce n’est pas toujours facile de choisir parmi les thèmes proposés.
J’ai connu mon premier bide à l’émission sur le thème « le gang des aspirateurs », le public l’a découvert jeudi 14 octobre. J’ai eu un trou de mémoire  et je m’en suis servi dans un autre sketch… là encore, faire rire au détriment de soi !

PW : Est ce que « on ne demande qu’à en rire » vous a apporté un coup de pouce dans votre carrière ? 
ODB : Oui, c’est un peu de notoriété en plus. Vous m’appelez pour une interview, j’en ai fait plusieurs dans la semaine pour différents journaux, pour la radio   C’est plutôt sympa !
 
OLIVIER DE BENOIST au Point Virgule, du Mercredi au Samedi à 21h15
7 rue Sainte Croix de la Bretonnerie   75004 PARIS
tel 01 42 78 67 03

 
Laurent Ruquier est à la tête d'une nouvelle émission quotidienne, « On ne demande qu’à en rire » depuis le 6 septembre 2010 sur France 2.  Tous les soirs, à 18 heures,l'animateur reçoit quatre humoristes (des solo, duo, trio etc)   qui ont quelques minutes pour convaincre un jury.  Les mieux notés des trois personnalités du jour, le public et Ruquier lui-même, gagnent le droit de revenir dans l’émission, et  d’improviser de nouveau un sketch sur un thème au choix parmi une liste proposée. Les sujets sont variés et ont un lien avec l’actualité politique ou culturelle. Des thèmes qui ne prêtent pas souvent au rire, c'est le moins que l'on puisse dire !  Olivier de Benoist fait partie des rares humoristes qui ont su  improviser avec brio sur des thèmes complètement improbables !

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J F Casson 29/10/2011 18:28



Note pour ODB : la prochaine fois que lors de l'émission "On ne demande qu'à en rire" on vous fait une observation sur votre coiffure hirsute répondez leur : "Je vais pourtant souvent chez le
perruquier".....mais vous l'avez poeut-être déjà sortie celle-là.....


Bravo pour votre talent, on vous aime beaucoup.


J.F.