on a aimé

Mercredi 27 octobre 2010 3 27 /10 /Oct /2010 20:34

Il  jouait René, en 2003, personnage créé par Benoit Poelvoorde. Seul sur scène encore, il était Rémino, dans Loft sorry en 2004 pour mettre à mal la télé réalité. Et depuis 2008, et jusqu'en juin 2011, Olivier de Benoist se produit au Point Virgule, où il se fait le porte-parole des hommes dans un spectacle  intitulé "Très Très haut débit"

Il est à  découvrir aussi dans l'émission de Laurent Ruquier "On ne demande qu'à en rire" à 18 H. Olivier de Benoist fait partie des rares humoristes qui ont su  improviser avec brio sur des thèmes complètement improbables !
 
Rien n’est « trop », rien n’est démesuré ; de tout un peu, savamment dosé. Pas besoin d’être méchant, juste ce qu’il faut de causticité. Nul besoin de faire une tonne de  singeries, ses mimiques sont désopilantes, sans avoir l’air d’y toucher. Pas besoin d’être vulgaire, d’autres s’y sont collés.  Il ne fait pas dans un seul registre, notre acteur, prestidigitateur, humoriste, et du rire, on passe au fou rire, pour soudain rester scotchés. Mais comme il nous a bluffé !   Il réclame un billet, il inspire confiance ce jeune homme, on lui donne, il le brûle, le billet se consume avant de réapparaître.  Fallait suivre !  Le poisson rouge n’a davantage pas compris comment il s’est retrouvé à tourner en rond dans un verre d’eau. Une carte déchirée, un ballon et des chamallow boomerangs, mais où nous emmène t il ? Car il est là où on ne l’attend pas.  Ils  sont  nombreux, les humoristes que l’on voit venir  à des kilomètres à la ronde ! Lui nous surprend sans cesse, car il sait qu’il ne faut pas nous lâcher.  Rebondir, ricocher sur les mots, sans jamais nous lasser…Pourtant, on pourrait dire « Encore ?!  Les hommes les femmes mode d’emploi ! » Relations 1000 fois traitées ! Du tout ;  il se fait le porte-parole des mecs et nous réagissons comme si c’était la première fois que nous nous faisions chahuter. Pire encore, nous sommes complices, et nous prenons un malin  plaisir à nous laisser  mettre en boîte par ce gentil macho aristo, car il nous aime en vérité.  ODB est charmeur, charismatique, intelligent. On ne veut pas le voir partir, pas plus que le Jury et le public de Laurent Ruquier, de « On ne demande qu’en en rire »,  qui l’ont toujours bien noté ! » Il explique, car l’homme n’a pas la grosse tête : « écrire pour la télé, est dur, très dur ». Trois minutes pour convaincre sur un thème imposé et un jour, après avoir été l’un des préférés du public et du jury, il a « mis un genou à terre », selon sa propre expression, et s’est fait un peu bousculé.   Mais c’est pour mieux revenir, rebondir. Il ne pouvait en être autrement. 

Pétra Wauters
 
  OLIVIER-DE-BENOIST-.JPG
Interview de L’artiste.
PW : « Très très haut débit » tourne depuis 2008 ». Qu’est-ce qui a bougé en deux ans dans ce spectacle ?
ODB : Le spectacle change, il évolue au fur et à mesure que mon humour évolue. Je suis plus exigeant aussi. Depuis que je suis au « point virgule »,  je suis confronté à d’autres humoristes qui proposent des spectacles très aboutis. On est « boosté » à leur contact. On est poussé à faire toujours mieux.
 
PW : Vous présentez  quelques  numéros de prestidigitation. Au vu des performances  même si elles sont courtes car le spectacle ne repose pas essentiellement sur elles,  on pourrait penser que vous avez étudié dans une Ecole de magie.  Vous répétez beaucoup, cherchez des nouveaux tours ?
ODB :J’ai commencé comme magicien, c’était ma première formation avant de devenir humoriste.  Je ne cherche pas du tout de nouveaux tours. Ceux que je présente sur scène ne sont que des clins d’œil à mon ancienne activité. J’entretiens, bien évidemment. Il faut garder une certaine souplesse des doigts notamment.
 
PW  Devant les réactions et répliques du public,  car le spectacle est d’une belle interactivité, vous arrive-t-il d’être encore surpris ?
ODB : Je suis surpris et je peux être désarçonné quand la réaction du public sort du cadre du spectacle. Un téléphone qui sonne, quelqu’un qui prend des photos, bref, quand il y a une intervention qui n’a rien à voir avec le spectacle. Voilà ce qui peut encore me troubler. Mais il n’y a pas un humoriste qui ne soit pas confronté à cela. Quand quelqu’un intervient  dans le sens du spectacle, ça va, mais quand cela n’a rien à voir… Ceci dit, au fil des spectacles, on acquiert de la confiance, on s’aguerrit, et on a peu de chance de se laisser déborder.
 
PW   Dans votre spectacle,  vous réclamez aux spectateurs deux mots, au hasard, « l’humoriste doit pouvoir écrire un sketch…avec n’importe quoi » …et il n’est jamais venu, en revanche vous avez « joué » avec votre embarras et c’était aussi drôle que si vous aviez pondu un texte ! On s’interroge : tout était-il construit d’avance, monté de toutes pièces ?
ODB : Oui, bien sûr et je trouve cela amusant.  Je ne suis pas le premier à le remarquer, on fait toujours rire au détriment de soi-même. Sinon, ce n’est pas un « beau » rire. Quand je demande deux mots au public et que je n’arrive pas à faire des vannes, cela va davantage faire rire que si j’en trouvais une, à moins qu’elle ne soit extraordinaire…Être dans l’embarras parce que je ne trouve pas, c’est ce type d’humour qui m’amuse.
Cette « non vanne » qui ne viendra jamais, elle me porte sur par mal de rires…et c’est plutôt sympa.
C’est l’ambiguïté qui est drôle et tant mieux si ça marche, et si le public se demande si je l'ai fait "exprès"
 
PW : Vous êtes comédien et auteur.  Plus de 300 représentations à travers trois spectacles à un personnage. Le prochain spectacle sera t-il encore un One Man show ? Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
ODB : Je ne peux pas en parler pour l’instant. C’est extraordinairement long d’écrire un spectacle. Comme vous avez pu le constater vous-même, le spectacle que je joue aujourd’hui a énormément évolué. Il est finalement toujours en cours d’exploitation. Je suis même encore au départ de l’exploitation… Il se jouera jusqu’en Juin 2011 au Point Virgule, en septembre 2011 je le proposerai je l’espère  dans une salle plus grande, de 200 – 300 places. L’idée est que le spectacle « très très haut débit » évolue sous le même titre. Pour l’instant.
 
PW : Vous « passez bien » à la télé, selon la formule consacrée ! Avez-vous  envie de « chroniquer » comme le font certains  ?
ODB : Absolument pas ! Parler de Pamela Anderson, Rachida Dati, ou faire la vingt cinquième vanne sur Nicolas Sarkozy, cela ne me dit rien du tout.

PW : Que pouvez-vous dire des thèmes sur lesquels vous avez aimé planché pour l’émission ? 
ODB : Le principe des sketches sur l’actualité a ses limites.  Pour prendre un exemple,  les sketches que j’ai fait sur les mineurs sont drôles parce que ces derniers sont dans le trou actuellement. (il est vrai qu'ils vont remonter à l'heure où vous publierez l'article !)  Ce n’est pas toujours facile de choisir parmi les thèmes proposés.
J’ai connu mon premier bide à l’émission sur le thème « le gang des aspirateurs », le public l’a découvert jeudi 14 octobre. J’ai eu un trou de mémoire  et je m’en suis servi dans un autre sketch… là encore, faire rire au détriment de soi !

PW : Est ce que « on ne demande qu’à en rire » vous a apporté un coup de pouce dans votre carrière ? 
ODB : Oui, c’est un peu de notoriété en plus. Vous m’appelez pour une interview, j’en ai fait plusieurs dans la semaine pour différents journaux, pour la radio   C’est plutôt sympa !
 
OLIVIER DE BENOIST au Point Virgule, du Mercredi au Samedi à 21h15
7 rue Sainte Croix de la Bretonnerie   75004 PARIS
tel 01 42 78 67 03

 
Laurent Ruquier est à la tête d'une nouvelle émission quotidienne, « On ne demande qu’à en rire » depuis le 6 septembre 2010 sur France 2.  Tous les soirs, à 18 heures,l'animateur reçoit quatre humoristes (des solo, duo, trio etc)   qui ont quelques minutes pour convaincre un jury.  Les mieux notés des trois personnalités du jour, le public et Ruquier lui-même, gagnent le droit de revenir dans l’émission, et  d’improviser de nouveau un sketch sur un thème au choix parmi une liste proposée. Les sujets sont variés et ont un lien avec l’actualité politique ou culturelle. Des thèmes qui ne prêtent pas souvent au rire, c'est le moins que l'on puisse dire !  Olivier de Benoist fait partie des rares humoristes qui ont su  improviser avec brio sur des thèmes complètement improbables !

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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 20:19

tempete-de-neige-vapeur-au-large-d-un-port-1842 L’exposition a été présentée à la Tate de Londres du 23 septembre 2009 au 31 janvier 2010. Elle sera ensuite montée au musée du Prado de Madrid, du 22 juin au 19 septembre 2010.

Joseph Mallord William Turner (1775-1851) fut sans doute une figure de proue de la peinture ; l’un des peintres le plus importants de la génération d'artistes anglais, grandement reconnu de son vivant. (Il n'a que 27 ans lorsqu'il est admis membre à part entière de la Royal Academy). Son influence sur les générations qui suivirent fut déterminante. Lui-même fut, et de fort  belle manière… Influençable.

Turner vu à travers le prisme des grands peintres
Voilà une exposition qui vaut se pesant d’or et de lumières. Des ors dans des  paysages irradiés  de soleil, des reflets qui s’empourprent dans l’eau, qui s’embrasent dans les lointains, à l’horizon… Claude Gellée, allias le Lorrain n’est pas loin, lui qui faisait des horizons un paradis terrestre… Bousculant les  codes de la peinture d’histoire qui assignaient l’éclairage le plus vif au premier plan du tableau, Le Lorrain guide l’œil du spectateur vers l’infini et le lointain, une leçon nouvelle que Turner saura retenir le temps de sublimer quelques compositions.  À la vue de leurs œuvres ainsi confrontées, les deux peintres nous paraissent indissociables, et la (belle) histoire nous donne raison. Turner aurait exigé de la National Gallery que deux de ses toiles qu’il lui léguait soient exposées entre deux tableaux du Lorrain. C’est dire si la filiation était fortement ressentie par Turner.
Influence annoncée mais peu évidente en vérité, celle de Pierre Henri de Valenciennes. Par ailleurs, Constable et Turner, si proches dans  leur fascination pour la lumière, sont restés dans l’accrochage, trop éloignés l’un de l’autre. Dommage. Aquarelliste doué, Turner rivalise au début de sa carrière avec les plus prestigieux peintres tels que Thomas Girtin (1775- 1802) également son ami.) On aurait aimé davantage d’aquarelles, technique dans laquelle il excelle dans ce rendu des lumières qui nous submergent et nous enchantent. Mais sans doute l’évolution de son œuvre à l’huile est-elle plus facile à suivre dans ce jeu des comparaisons et des filiations ?
Le style de Turner  évoluera au fil de biens d’autres  rencontres avec des  peintres très différents. Les voyages jouèrent un rôle prépondérant dans le développement de son art. Entre 1817 et 1845 il parcourut l'Europe en tous sens.  Il se rend à nombreuses reprises à Venise, des séjours qui vont marquer un tournant dans son œuvre car la représentation des effets de lumière va désormais prendre une importance croissante, au détriment de l'aspect narratif. On est loin des célèbres panoramas de Venise, de Canaletto,  Pont des soupirs, le Palais des Doges (Canaletto peignant, 1833)  lorsque soudain, on quitte l’architecture maîtrisée sans contexte pour des marines dramatiques. On songe à Ruisdael, lui aussi présent. Une belle source d’inspiration. Présence éblouissante de  Titien. « La Sainte Famille » de Turner  offre de beaux accords majeurs avec celle du Maître de Venise qui le passionnera, notamment dans ses œuvres exposées au Louvre.
Des notes, des croquis, des tableaux copiés et  du génie. Et si les procédés sont parfois communs à certains Maîtres découverts lors de ces voyages, les manières diffèrent. Personne comme Turner  n’est allé aussi loin dans l’assimilation des Maîtres « admirés » qui l’ont aidé en quelque sorte à se frayer son propre chemin. Cependant on s’étonne parfois : Watteau le peintre des « fêtes galantes », avec ses « deux cousines » est présent  sur les cimaises et faire écho à ce bijou un surprenant petit tableau de Turner, une illustration d'une scène de la comédie de Shakespeare, "La Nuit des rois ou Ce que vous voudrez ». Turner nous paraît moins convaincant quand il s'inspire des scènes de genre du Nord ou encore des portraits. Mais qu’importe, il va s’approprier l’œuvre des anciens mais aussi de ces contemporains, comme Constable ou encore Bonington, pour nourrir son art et innover. Son rendu « inachevé », cette façon de dissoudre les formes annoncent l’impressionnisme. Mer déchaînée, les torrents, les tempêtes, cette nature démontée ont fait de lui un romantique.
Une centaine d’œuvres magistrales sont à découvrir et grâce à ce dialogue pertinent entre Turner et ses Peintres, on réalise à quel point Turner  a révolutionné la peinture du XIXé siècle.

Pétra Wauters

Galeries Nationales du Grand Palais


3, av. du Général Eisenhower Square Perrin 75008 Paris
01 44 13 17 17

Métro 1 Champs-Élysées - Clemenceau, Métro 13 Champs-Élysées - Clemenceau, Bus 42 , Bus 73 , Bus 28 , Bus 83 , Bus 93

Programmation
Du 24 février 2010 au 24 mai 2010.
Du ven au lun de 9h à 22h, le mer de 10h à 22h, le jeu de 10h à 20h.

Entrées
réduit : 8€ pour les 13-25 ans, chôm., familles nombreuses.
normal : 11€

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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 18:32
par l'Association Vivre et l'Ecrire en Yvelines
PATRON Sylviane
Vivre et l’Ecrire en Yvelines

arche-esperance.jpg Jouer : le Maître Mot de ces ateliers. En toute convivialité, chacun pourra provoquer L’IMAGINAIRE, découvrir, développer, créer, à partir des mots et des couleurs, auprès d’une animatrice d’atelier d’écriture et d’une artiste peintre.

Deux stages possibles : les 6 février et 12 juin 2010, de 15 à 17 h
Sur la Péniche l’Arche l’Espérance, 69 quai Auguste Roy à Triel-sur-Seine
Places limitées. Public : adolescents et adultes. Participation : 10 euros par atelier.


Contacts et inscriptions : Mmes Patron Sylviane : 01 39 74 64 38 et Wauters Pétra : 06 86 08 53 49

vively@orange.fr ;



Nombreux sont ceux qui confessent leur frilosité devant l’écriture " Je ne sais pas écrire" disent ils, et pourtant ils découvrent qu’écrire n’est pas un savoir faire mais un savoir révéler. Il faut en effet oser !

Dans cet atelier, Il ne s'agit pas d'apprendre à écrire, mais d'inciter à le faire, d'encourager, de stimuler l'écriture, sortir ce qui est en vous. Pour ce qui est des images à associer, aquarelles ou techniques mixtes, idem, il faut se lancer. Comment mettre en valeur vos mots ? Et là commence l'aventure dans le plaisir d'écrire et de partager des atmosphères, des émotions...Vous pouvez aussi choisir de ne pas partager et d'écrire pour vous.


Voici pour l'essentiel ce qui est proposé dans cet atelier d'écriture et mise en couleurs.
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 20:01
raoul.jpg«  Raoul » le nouveau spectacle de James Thierrée poursuit sa tournée triomphale.
Nous l’avons découvert au Théâtre de la ville  de Paris où il s’est produit du 19 décembre 2009 au 5 janvier 2010.
On a beau être prévenu, on n’en reste pas moins « scotchés » à son fauteuil ! Bouche bée… On redevient  des enfants devant l’intrépide James Thierrée et son monde fantastique à la fois imaginaire et tellement proche de nous. Il est là, prisonnier de sa tour, entourés d’objets insolites et pourtant familiers, drôle de décor en perpétuelle mutation, tout comme son étrange occupant qui se métamorphose à tour de bras avec sagacité pour échapper à son destin. Sera t-il rattrapé par ce dernier ? Il se bat le jeune homme. Avec lui-même, avec les éléments qui l’entourent. Séquences sombres et graves qui nous piquent en plein cœur alternent avec des joyeux tableaux, légers et drôles, burlesques et fantaisistes, à l’image de Raoul ou James, c’est selon.   Qu’il est beau ce saltimbanque, ce vagabond en haillons qui se heurte à son double, face à son miroir et au monde qui l’entoure ! Des créatures invraisemblables entrent en scène : Poisson géant et énorme scarabée métallique, sympathique éléphant de chiffons plus vrai que nature, gigantesque méduse agonisante, immense oiseau au squelette inquiétant.  Tous le bousculent et nous restons ébahis  : colères et coups de tête de Raoul, sans prise de tête, car le public l’a bien compris, Raoul n’intellectualise pas à outrance, mais propose juste ce qu’il faut pour que l’on s’interroge en prenant du plaisir.
Rien n’est dû au hasard, la machinerie bien huilée doit fonctionner au millimètre près. D’aucuns lui reprocheront le spectaculaire et les effets théâtraux incroyables, éléments nouveaux du spectacle et se sentiront plus proches du James Thierrée intimiste d’« au revoir Parapluie » ou encore la veillée des abysses ».  Mais tous reconnaîtront en « Raoul » la signature inimitable de James. Raoul est là où on ne l’attend pas, imprévisible, on le perd sur  scène, on le retrouve face à nous pour de savoureux moments de partage. Mais Dame solitude reprend ses droits. Il disparaît dans les airs, s’arrache à nous. C’est que l’homme a dans ses gènes tout un héritage. Le petit-fils de Charlie Chaplin pour être génial n’a pas oublié d’être lui-même, unique : acrobate, trapéziste, musicien,  danseur, mime, homme caoutchouc. Les tremblements et les savantes pirouettes sont à Raoul ce que la démarche chaloupée et les pieds en canard sont à Charlot. Et le monde peut bien s’écrouler, la tour peut bien s’effondrer, James s’accroche, Raoul décroche, s’envole au-dessus de nos têtes, et nous de le voir disparaître dans les hauteurs du théâtre, comme aspiré par une force surnaturelle. Un vent de folie souffle qui soulève les immenses voiles du décor. La musique nous étourdit. Puis le silence se fait.  Dans le public, un ange passe.
Rappels enthousiastes du public, James nous revient, plus léger et plus drôle que jamais. l’artiste nous aura enchanté au-delà de la représentation. Le spectre de Raoul/James  plane pour longtemps encore au-dessus de nos têtes.

Pétra Wauters

« RAOUL »
mise en scène, décor et interprétation James Thierrée  costumes, bestiaire Victoria Thierrée, son Thomas Delot, Lumières Jérôme Sa

JAMES THIERRÉE
2 mai 1974, naissance de James Spencer Henry Edmond
Marcel Thierrée à Lausanne, Suisse.
James Thierrée est le petit-fils de Charlie Chaplin, et baigne dans le monde du cirque dès l’âge de quatre ans en compagnie de ses parents : Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thierrée, créateurs du Cirque Bonjour. Il participait aux spectacles Le Cirque imaginaire puis Le Cirque invisible en y présentant entre autres des numéros d'acrobaties au sol, de trapèze, de bicyclette acrobatique. Il y apprend aussi la danse et le violon, et s'initie à la magie et au mime. Il suit ensuite une formation de comédien au Piccolo Teatro de Milan, à la Harvard Theatre School, au Conservatoire national supérieur d'art dramatique et à Acting International
Outre ses spectacles personnels, il a travaillé, au théâtre et au cinéma, entre autres sous la direction de Peter Greenaway, Bob Wilson, Coline Serreau, Raul Ruiz ou Benno Besson.

En 1998, il fonde sa propre compagnie, La Compagnie du hanneton. Il joue et met en scène son premier spectacle La Symphonie du hanneton mêlant théâtre, voltige, jonglage, acrobatie, contorsion, danse, chant lyrique, musique, dans un spectacle qui ne cesse depuis de faire le tour du monde. Ce spectacle reçoit le prix Adami en 2005 et récolte quatre Molières en 2006 (spectacle de théâtre public, metteur en scène et révélation théâtrale pour lui, costumes pour sa mère Victoria Chaplin Thierrée).

En 2003, il crée son deuxième spectacle, La Veillée des abysses.
En 2007, il est nommé au César du meilleur espoir masculin pour Désaccord parfait, et revient avec un nouveau spectacle, Au revoir parapluie, pour lequel il remporte le Molière du théâtre en région.

Spectacles :
     * 1998 : La Symphonie du hanneton
    * 2003 : La Veillée des abysses
    * 2007 : Au revoir parapluie
    * 2009 : Raoul (création au Théâtre de Namur - Belgique)

« Raoul » les Prochaines dates :
Espace des Arts de Chalon
71 100 Chalon sur Saône.

18 mai  au 20 mai 2010- Du mardi au jeudi de 20:00 à 21:30

Tarifs d'entrée :
- Tarif en prévente (plein tarif) : 23.8 €

Théâtre National de Nice,  du 3 au 9 juin. Promenade des Arts - 06300 Nice.
Du 03/06/10 au 08/06/10 à 19:30 :  Mardi, Jeudi
Du 04/06/10 au 09/06/10 à 20:30 :  Mercredi, Vendredi, Samedi
Le 06/06/10 à 15:00 :  Dimanche


Tournée internationale, Raoul sera présenté :
Du 19-31 oct 10 : Ucla Los Angeles
Du 5-14 nov 10 : Brooklyn Academy of Music New York
Du 23 nov-4 dec 10 : Abbey Theatre Dublin
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 21:21
Une artiste trielloise nous fait découvrir ce musée si proche de nous


Depuis le 24 octobre 2009  jusqu’au 24 janvier 2010
Musée Maurice Denis à Saint-Germain-en-Laye.


Ranson (1861-1909), La Chambre bleue ou Nu à l’éventail
(vers 1891)


Le lieu d’exposition est superbe. Un prieuré, ancien hôpital fondé en 1680 par Mme de Montespan, favorite de Louis XIV afin d’aider les déshérités. Le parc qui l’entoure invite à la flânerie. On y découvre, entre autres, des sculptures d’Antoine Bourdelle et un ravissant théâtre de verdure.  Le peintre Maurice Denis y fit construire son atelier, puis s’installa en 1914 dans la vaste demeure.
On y découvre jusqu’au 24 janvier une centaine d’œuvres de son ami Paul RANSON mort il y a 100 ans. 




LE TALISMAN de Sérusier – Les NABIS


L’exposition  rend hommage à ce Peintre  né 1861 à Limoges dans une famille bourgeoise.  Paul Ranson a suivi des cours à l’Académie Julian. Une formation classique  jusqu’au jour où, se produira ce que l’on considèrera comme un petit  Miracle. En effet, en 1888, son ami Paul Sérusier, également peintre à l’Académie JULIAN  revient de Pont-Aven enthousiaste : « J’ai découvert la peinture »  clame-t il à ses amis. « Le talisman »  tableau de petite taille aujourd’hui au musée d’Orsay, est né de sa rencontre avec Paul Gauguin. Sérusier parle avec emphase du Maître qui le guidera dans la réalisation de cette œuvre, l’invitant à se libérer de la contrainte académique, de la peinture qui imite, au profit d’une volonté de synthèse. Il loue l’interprétation décorative et symbolique, l’utilisation de couleurs pures ou vives qui tendent à « exagérer » les visions de l’artiste. Autour de discussions passionnées, les Nabis allaient naître (en Hébreu : les prophètes) : Paul Sérusier, Ker Xavier Roussel, Henri Gabriel Ibels, Maurice Denis, Pierre Bonnard, Edouard Vuillard, Félix Vallotton, Jan Verkade, Paul Ranson… On retrouvera certains rapports dans leur art respectif cependant les tempéraments seront bien différents. Et à chacun son univers, chez ces post-impressionnistes, même tous s’intéressent à la lumière, à toutes formes de décorations (théâtre, illustration, affiches, tapisseries). Ils se passionnent aussi pour l’art japonais, les icônes et le symbolisme…Le groupe se dissout vers 1900 mais il aura joliment annoncé les recherches contemporaines de l’Art Nouveau, Paul Ranson en bonne place.

FANTASMES ET SORTILEGES
Hippogriffe, 1891, huile sur toile, 92 x 73 cm
L’exposition nous fait entrer dans l’univers de cet artiste à travers dessins, tableaux, estampes,  pour certains rarement ou jamais exposés. Ranson, sa famille et ses amis, Ésotérisme et satanisme, Christianisme, femmes sensuelles, femmes intimes, symbolisme décoratif,  nature symbolique,  Contes, fables et légendes. Des thèmes qui nous montrent à quel point l’œuvre de l’artiste est intimement liée à son histoire personnelle. Il ne connaîtra jamais sa mère, morte après sa naissance. L’image qu’il a de la femme en sera à jamais liée. Il épouse une petite cousine, France avec laquelle il jouait lorsqu’il était enfant. Ensembles, ils partageaient (déjà) des jeux de sorcellerie. Il attendra 14 ans avant d’avoir un enfant, et craindra de la perdre, la maternité étant pour Paul Ranson, synonyme de disparition.

Paul Ranson intrigue et nous trouble : On songe à « Hippogriffe » ou encore « La Visitation », « La sorcière et le chat », oeuvre d’une incroyable force et lumière,  « Suzanne et les Vieillards », faussement paisible. Ranson enchante, « Goûter dans les dunes », « le réveil ». Ranson sublime le quotidien « Les éplucheuses de pommes de terres », « Cinq femmes à la récolte », « La Puce ». Ranson séduit et envoûte tout à la fois : La sibylle », « La chambre bleue ». Pour ne citer que quelques œuvres. Des œuvres « accessibles », d’autres moins, car il faut bien avouer qu’il est parfois difficile de s'imprégner des différentes significations et appréhender ces œuvres parfois complexes. Toutefois la difficulté d’interprétation, souvent volontaire et inhérente au procédé symboliste, ne gâte  en rien notre plaisir. On est heureux de suivre des pistes.  Ici elles sont mythologiques, légendaires, là occultes, ésotériques et dans pratiquement toutes ces œuvres, on plonge avec facilité et volupté dans les décors, les motifs, évocation de l’art nouveau ou de l’art Japonais.

Voilà une fort belle exposition qui permet d’appréhender la carrière de ce peintre « fantastique ».

Pétra Wauters.


 Fantasmes et sortilèges

Informations pratiques :
Musée / jardin Maurice Denis
2 bis, rue Maurice Denis, 78102 Saint-Germain-en-Laye
www.musee-mauricedenis.fr  /  www.culture.yvelines.fr / 01 39 73 97 41
Du mardi au vendredi : de 10h à 17h30. 
Samedi, dimanche et jours fériés (sauf 1er janvier, 1er mai et 25 décembre) : de 10h à 18h30. 
Plein tarif : 4,50 € - Tarif réduit : 2,50 € - Gratuit chaque premier dimanche du mois.
 
Autour de l’exposition : 
Ateliers pour le jeune public, intermèdes théâtraux, film, soirée poétique, conférences, concert… PETITES PIECES THEATRALISEES
Des interventions théâtrales élaborées par une troupe de professionnels à partir des oeuvres et de la correspondance de l'artistes pour un regard décalé sur Ranson.

Les samedis après-midi, sauf les 26/12 et 02/01.
Les mercredis 28/10, 04/11, 23/12 et 30/12 après-midi.
Les jeudis 03/12 et 07/01 dans le cadre des nocturnes du musée.

CONCERT
Dimanche 29 novembre à 17h. Entrée Libre

NOCTURNES
Chaque 1er jeudi du mois, le musée est ouvert jusqu'à 21h.
Dans ce cadre, des visites commentées de l'exposition avec les commissaires sont proposées.
Les 3 décembre et 7 janvier, ces visites sont accompagnées d'interventions théâtrales.

Les 05/11, 03/12et 07/01, 19h à 21h
Tarif : 7€

VISITES CONFERENCES
Le Dimanche à 15h30
Tarif : 7€

ATELIERS

Durant les vacances de la Toussaint et de Noël, le musée propose des ateliers où se mêlent le conte, le graphisme, le travail de la couleur et les textes littéraires.

"Histoires de sorcières"
Un conteur fait revivre légendes bretonnes et sorcières dans un univers surnaturel.

Les 01/11, 27/12 et 03/01, 15h30-16h30.
A partir de 5 ans.

"Ma sorcière, ma bien aimée"

Les participants imaginent leur sorcière en s'inspirant du monde onirique de Ranson qu'ils recréent à leur manière à l'aide de fusains ou pastels.

Les 03/11, 04/11, 14h30-16h30.
A partir de 5 ans.

"Créatures magiques"
Création de cartes de voeux avec des créatures magiques.

Les 22/12, 23/12, 29/12, 30/12, 14h30-16h30.
A partir de 5 ans.

"Graine d'artiste"
Mini-stages de 3 séances pour explorer l'univers de Ranson en découvrant diverses techniques artistiques.

Les 22/12, 23/12 et 24/12 ou 29/12, 30/12 et 31/12, 14h-17h
A partir de 6 ans.
Tarif : 21 € les 3 séances

Tarifs des ateliers : 7€ la séance
Carnet de 10 activité : 50 €

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